Way to Silence est un projet basé sur la notion d’ethnosphère exposée par l’anthropologue Wade Davis. Cette notion représente : « La somme totale des pensées et rêves, mythes, idées, inspirations, intuitions amenées à la vie par l’être humain ».
L’ethnosphère, au même titre que la biosphère, voit sa diversité disparaitre petit à petit. Ce phénomène est particulièrement visible par le biais de la disparition des langues.
Au-delà de la fonction de communication, les langues sont constituées de particularités sonores et physiologiques propres à chacune d’elles. Leur disparition implique celle d’histoires, de chants, de contes, d’une diversité culturelle si énorme qu’elle ne peut certainement pas être quantifiée.
Au-delà de la fonction de communication, les langues sont constituées de particularités sonores et physiologiques propres à chacune d’elles. Leur disparition implique celle d’histoires, de chants, de contes, d’une diversité culturelle si énorme qu’elle ne peut certainement pas être quantifiée.
Le projet n’est ni une étude ni un catalogue des langues en voie de disparition, telle une ode à la création humaine, plus attaché au principe de transformation que de disparition, il s’interroge sur les notions de transmission et d’influence, que celles-ci soient conscientes ou inconscientes.
Dans cette optique et afin de s’inscrire dans le développement de l’éthnosphère, Way to silence part
d’un matériau , les langues en voie de disparition, pour créer des pièces sonores dans lesquelles les sons s’entremêlent.
Dans cette optique et afin de s’inscrire dans le développement de l’éthnosphère, Way to silence part
d’un matériau , les langues en voie de disparition, pour créer des pièces sonores dans lesquelles les sons s’entremêlent.
Que devient notre perception du language quand celui-ci n’est constitué que de sons et non de paroles intelligibles?
La matière orale, celle de la langue, est ainsi utilisée dans un contexte très différent de celui d’une chanson, la non compréhension du texte devrait générer des réactions nouvelles et inconnues de la part de l’auditeur. L’interprétation du spectateur sera conditionnée, consciemment ou inconsciemment, par son propre bagage culturel, par ce qu’il aura hérité de sa propre langue.
C’est cette interaction qui est au coeur du projet. Le dialogue entre une culture lointaine et probablement inconnue et un auditeur qui donne du sens aux sons, pauses, respirations, silence... en fonction de son propre héritage culturel.
Qu’est-ce que les paramètres de cette nouvelle lecture révèleront sur nous en tant qu’auditeur?
Conception: Vincent Martial et Paula Vargas
composition, interprétation : Vincent Martial
Dramaturgie, Mise en scène : Paula Vargas
Composition, interprétation: Sergio Sasso
Construction, interprétation : Gabriel Hermand-Priquet
Programmation : Julien Thomas
Production : Sonambule
Coproductions : La pop, Matrice Atelier B
Soutiens : Drac Ile de France, Région Ile de France, Le Musée d'Ethnographie de Genève, La Batysse